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Anna Finck ou la révélation du service civique

Anna Finck fait partie des 17 volontaires engagés en service civique à l’Université de Strasbourg. Licence de sciences de la vie en poche, elle est en pleine année de césure. Sa mission d’« ambassadrice avenir et réussite », à Espace avenir, lui a confirmé son choix de réorientation.

Après les pipettes et la blouse blanche, Anna Finck a pris un virage à 180 degrés. A 21 ans, cette Strasbourgeoise a voulu changer de voie. « Même si j’aime bien les sciences, je me suis rendu compte que ce n’est pas ce que je voulais faire plus tard. J'avais besoin de découvrir un autre monde », assure-t-elle. Depuis la rentrée universitaire 2020, Anna s’investit 24 heures par semaine en service civique au sein de d’Espace avenir. Aider à gérer les réseaux sociaux, la communication en interne, mettre à jour l’organigramme : autant de missions, au sein de ce service d’aide à l'orientation, qui confortent Anna à poursuivre dans cette voie.

Son engagement, dédié à l’orientation des étudiants, lui a permis d’identifier des actions concrètes derrière le concept de la communication. « Avant, je ne savais pas trop faire la différence entre communication, management et marketing. Maintenant, j’ai envie d’aller plus loin », dévoile Anna. « Avant ma licence je n’étais pas sûre de ce que j’allais faire, mais maintenant je sais que je veux faire ça », poursuit-elle, avec enthousiasme.

« J’ai trouvé ma voie »

Cette expérience est particulièrement attrayante pour elle. Anna a pu découvrir en profondeur l’univers de la communication. « Ce que j’aime avec le service civique, c’est qu’on ne nous demande pas d’expérience, contrairement à un stage », déclare-t-elle. Cette opportunité lui a permis d’acquérir des bases solides pour ses futures études, mais aussi de faire un premier pas dans le monde du travail.

Contrainte d’effectuer sa mission en distanciel, la jeune femme a tout de même pu mener à bien ses missions. Toujours sous la responsabilité de son tuteur, Charles Joffre, pour l’accompagner, elle n’a pas été laissée en totale autonomie. « Je communique tous les jours avec lui. Forcément, il y a des activités qui ne peuvent plus se faire. Je devais initialement participer aux événements, tels que les forums et ateliers organisés par Espace avenir, mais j’ai tout de même appris beaucoup de choses. Je ne pensais pas en apprendre autant », témoigne Anna.

Un engagement révélateur, selon elle. « J’ai trouvé ma voie grâce au service civique. J’ai aussi découvert la vie en milieu professionnel, et sur une période longue », affirme Anna. En mission pour huit mois, elle atteste que le service civique valorisera davantage son parcours.

Avec une indemnité de 580 € par mois, prise en charge par l’Agence nationale du service civique et l’université, son engagement est d’autant plus avantageux, selon la jeune femme. « En plus de m’apporter une super expérience, cela me permet de mettre un peu d’argent de côté », souligne Anna.

Cette mission lui a permis de faire des choix précis quant à son avenir.

Elle espère maintenant rejoindre les bancs d’une école de communication et management, dès la rentrée prochaine.

Mélissa Latrèche

Une ambassadrice de l’engagement en faveur du service civique

Cet article a été rédigé par Mélissa Latrèche. Elle aussi est engagée dans une mission de service civique à l’Université de Strasbourg, en tant qu’« ambassadrice de l’engagement ».

Cette année, sa mission a été de favoriser la connaissance de l'engagement au travers du dispositif du service civique. Pour cela, elle valorise l’expérience des 17 volontaires au sein du campus et fait vivre leur réseau. Aux côtés de la coordinatrice du dispositif, Mélissa a été un soutien précieux en cette année universitaire si particulière, offrant disponibilité et qualité d’écoute à ses camarades volontaires. Ces derniers ne sont ni salariés, ni stagiaires, ni bénévoles mais relèvent du Code du service national. En service civique, le volontaire réalise des actions au sein d’une structure de l’université. Il est force de proposition pour atteindre l’objectif d’intérêt général défini par sa mission.

Le service civique à l’Université de Strasbourg a du succès. A son adoption à l'université, en 2016, six volontaires étaient en mission. Aujourd'hui, le dispositif compte onze engagés de plus dans différentes structures, comme par exemple, Espace avenir, l’Ecole européenne de chimie, polymères et matériaux (ECPM), la Maison universitaire internationale (MUI), la Direction du patrimoine immobilier (DPI) ou le Jardin des sciences.

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