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Manon, botaniste à la croisée des chemins

Manon Edo fait actuellement partie d'une équipe de recherche en microbiologie et œnologie. Crédit : Stephan Presser Photography
Manon Edo fait actuellement partie d'une
équipe de recherche allemande en
microbiologie et œnologie. Crédit : Stephan Presser

« J’aime être passionnée », déclare Manon Edo, 23 ans, étudiante en master 2 Plantes, environnement et génie écologique (PEnGE)*. Cette passion, elle la transmet quand elle parle de botanique, raconte ses études en biologie ou explique son sujet de mémoire, consacré à la microflore présente sur les raisins.

Actuellement en alternance dans le Dienstleistungszentrum Ländlicher Raum Rheinpfalz, à Neustadt an der Weinstrasse, cette étudiante franco-allemande retrace d’une voix enthousiaste mais posée son parcours scolaire. Après un bac scientifique options arts plastiques et anglais européen, elle entame une licence de biologie. Elle réalise sa troisième année en Allemagne, se décide pour le master PEnGE, et repart en deuxième année de master pour un apprentissage au sein d’une équipe de recherche de microbiologie et d’œnologie.

Une pluralité d’enseignements

Le point fort de son master PEnGE ? « La pluralité des enseignements. C’est aux étudiants de créer le lien » entre les différents savoirs prodigués. C’est une formation très dense, d’autant plus qu’en M1, Manon a réalisé en parallèle un Diplôme universitaire (DU) Pollution, nuisance et résilience. Avec des cours tous les soirs en semaine et le samedi matin, dont elle a beaucoup apprécié le contenu et la variété : sociologie, urbanisme, chimie de l’eau, de l’air, droit…

L’alternance, source d’apprentissages

Son alternance dans un laboratoire lui apporte beaucoup : « Ce n’est que du positif ». En plus des nouvelles connaissances, c’est également une capacité d’adaptation augmentée, et « la possibilité de vraiment suivre la création et l’évolution des projets ». Sur dix étudiants de sa promotion, six sont en alternance cette année. Proportion assez élevée par rapport aux années précédentes, pourtant cette possibilité reste « méconnue », pour Manon. C’est une véritable « aide pour le futur », tout comme les stages, que l'étudiante encourage : ils permettent de se faire une idée de la réalité du terrain.

Manon s'investit dans le partage de  connaissances scientifiques, notamment via  l’association de son master, Plantago.
Manon s'investit dans le partage de
connaissances scientifiques, notamment via
l’association de son master, Plantago.

Partage des connaissances

L'intérêt de Manon ne se limite pas au domaine de la recherche, dans lequel elle opère actuellement. Elle était présidente, l’année dernière, de l’association de son master, Plantago, centrée sur la vulgarisation scientifique. Cette expérience lui a permis de découvrir la médiation scientifique, ce qui constitue pour elle un autre horizon parmi son champ des possibles.

Le master PEnGE a permis à Manon, passionnée de botanique, d’acquérir des connaissances, mais également une rigueur et une méthodologie qui lui sera utile, si elle décide de réaliser une thèse. Une chose est sûre : « Partager les savoirs » reste essentiel pour elle, qu’elle se tourne vers la recherche, l’enseignement ou la médiation scientifique. Et si c’est fait avec passion, c’est encore mieux.

Emilia Vogtenberger

* Parcours du master Sciences du vivant de la Faculté des sciences de la vie

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