Focus

Une première composante labellisée « Développement durable et responsabilité sociétale »

L’ECPM, 100 ans l'année dernière, a été  labellisée DD&RS en janvier dernier.
L’ECPM, 100 ans l'année dernière, a été
labellisée DD&RS en janvier dernier.

Le mois dernier, l’École européenne de chimie, polymères et matériaux (ECPM) est devenue la première composante de l’université à se voir décerner le label « Développement durable et responsabilité sociétale » (DD&RS). Accessible à tous les établissements de l’enseignement supérieur, cette labellisation s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue de la part de l’école.

Actions de sensibilisation, comme des expositions sur la gestion des déchets ou les femmes chimistes ; cours en lien avec le développement durable dans le tronc commun des étudiants ingénieurs : autant d’actions illustrant la démarche volontariste de l’ECPM en faveur du développement durable et de la responsabilité sociétale. « Nous les avons toutes listées dans notre dossier de candidature, explique Pierre-Benoit Andreoletti, chargé de mission sur la thématique à l'ECPM depuis 2018, où il travaille depuis 2007. Notre "Charte de développement durable" a aussi permis de formaliser et poser à l’écrit les bonnes pratiques déjà mises en œuvre. »

Cinq critères d’éligibilité

Les plus-values cette labellisation, obtenue en janvier 2020* ? « Mieux répondre à certaines demandes » et « se fixer plus facilement des objectifs », estime Pierre-Benoit Andreoletti. En se fixant un point de départ, on « maintient au minimum ce qu’on fait déjà » et le cadre posé par le label et ses critères permet d’encadrer la progression de l’établissement.

Pierre Benoit Andreoletti, accompagné de  Pauline Poccioni, volontaire en service civique  en appui à la démarche écoresponsable de  l'ECPM.
Pierre Benoit Andreoletti, accompagné de
Pauline Poccioni, volontaire en service civique
en appui à la démarche écoresponsable de
l'ECPM.

Basée sur l’audit de l’auto-évaluation réalisée par l’établissement, l’attribution du label est le fruit d’un travail de longue haleine. La labellisation répond à une série de critères, dont cinq d’éligibilité : cohérence, présence de documents d’appui, présence d’indicateurs, équilibre des cinq axes du référentiel DD&RS (gouvernance, formation, recherche, environnement et politique sociale, ancrage territorial), présence de pratiques selon les niveaux des axes du référentiel.

Jardins sur les toits

Afin d’évaluer ces critères, un outil de diagnostic sert de « fil rouge » au dispositif. De nombreuses ressources permettent de compléter l’auto-évaluation : une plateforme, des indicateurs, des documents d’objectifs, des fiches actions pouvant être téléchargées en ligne. L’ECPM a ainsi dû justifier de la cohérence de ses réponses, via la production de « preuves ».

Prochaines étapes ? D’ici quatre ans, le « remboursement » par l’ECPM des dix crédits-temps accordés lors de l’attribution du label, en participant à l’assemblée générale par exemple, ou à des audits pour d’autres établissements.

Les idées d’amélioration sur le site ne manquent pas non plus, comme le projet de jardin sur les toits. Il y a également la volonté de créer un outil fiable, afin de réaliser le bilan carbone de l’école. Pierre-Benoit Andreoletti est optimiste quant à l’avenir du label à l’université : « Il y a déjà beaucoup d’informations disponibles », qui peuvent fixer un point de départ vers une progression et entamer une démarche d’amélioration continue vers une future labellisation, à plus large échelle, de l’Université de Strasbourg dans son ensemble.

Emilia Vogtenberger

* Et qui s’ajoute à une autre certification ISO9001 v2015, relative, elle, à la qualité, obtenue en mai 2019 par l’école

Le label DD&RS, c’est quoi ?

A l’origine de la création du label : le Collectif pour l’intégration de la responsabilité sociétale et du développement durable dans l’enseignement supérieur (Cirses), mandaté par les deux ministères en charge du développement durable et de l’enseignement supérieur. Une dizaine d’universités, de grandes écoles et le Réseau français des étudiants pour le développement durable ont participé à la création de ce label. Il s’inscrit ainsi dans la lignée de l’article 55 du Grenelle 1 de l’environnement, en réponse à la feuille de route de la conférence environnementale de 2013.

De plus, les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, qui constituent une véritable dynamique mondiale pour l’agenda 2030, sont intégrés aux variables. C’est un label qui permet de valoriser nationalement et internationalement les avancées écologiques et sociétales au sein des établissements de l’enseignement supérieur.

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