Focus

Les recteurs de la LERU à l’Unistra

Les 17 et 18 mai, l’Université de Strasbourg a accueilli l'assemblée des recteurs de la Ligue des universités de recherche européennes (LERU) pour les #10ansUnistra. Au programme des échanges : l'open science (ou science ouverte), l'éthique et l'intégrité scientifique, ou encore la diversité dans les universités en tant qu'intégrateurs sociaux.

Michel Deneken, président de l'Université de Strasbourg, au centre ; Kurt Deketelaere, secrétaire général de la LERU et Jean Chambaz, président de la LERU et de Sorbonne Université.
Michel Deneken, président de l'Université de
Strasbourg, au centre ; Kurt Deketelaere,
secrétaire général de la LERU et Jean Chambaz,
président de la LERU et de Sorbonne Université.

La LERU est une association de 23 universités européennes particulièrement orientées vers la recherche, dont l’Unistra est un des membres fondateurs. L’objectif de ce réseau, créé en 2002, est de promouvoir le développement de la recherche en Europe auprès des pouvoirs publics, et notamment des institutions européennes. Deux fois par an, les présidents des 23 universités membres se rencontrent pour échanger des points de vue, définir des axes d'intervention, adopter des positions politiques et des actions. C’est tout logiquement l’Unistra qui a été choisie pour cette rencontre, à quelques jours des élections européennes.
Lors d’une conférence de presse donnée vendredi 17 mai, les intervenants ont rappelé l’importance de ces élections qui auront un rôle sur les orientations de la politique européenne, notamment pour ce qui concerne l’Enseignement supérieur et la recherche (ESR). Michel Deneken, président de l’Université de Strasbourg, a rappelé l’enjeu déterminant que représente l’ESR pour l’Europe. Un document est en préparation pour rappeler aux nouveaux élus la valeur ajoutée des universités de recherche dans le développement de l’Europe et le rôle de la science dans l’économie.

Des orientations stratégiques partagées

Place ensuite aux réunions de travail, qui se sont concentrées autour de trois axes : l'open science (ou science ouverte), l'éthique et l'intégrité scientifique et la diversité dans les universités en tant qu'intégrateurs sociaux. Chacun de ces axes ont été étudiés en amont par différents groupes dédiés et un ou plusieurs co-auteurs se sont ensuite chargés de réunir les réflexions dans un rapport. L’assemblée des recteurs est l’opportunité de présenter ces différents rapports à l’ensemble des universités partenaires, ainsi que les préconisations qui y sont associées. « Pour un sujet, certaines universités sont parfois plus avancées que d’autres, certaines peuvent avoir également des positionnements différents. Ce qui est important, c’est que les grands enjeux ou les orientations stratégiques soient partagés, pour qu’un rapport soit validé. Ces échanges permettent également de faire émerger des particularismes nationaux », explique Anne-Isabelle Bischoff, Senior Officer pour la LERU à l’Unistra.

Des recommandations d’actions concrètes

Basés sur des analyses approfondies, ces rapports visent à apporter aux politiques, aux universités, aux chercheurs ainsi qu’aux divers partenaires, des recommandations d’actions concrètes.  « Ces recommandations peuvent être intéressantes autant pour la gouvernance locale que pour une gouvernance plus large, nationale ou européenne », ajoute Anne-Isabelle. Commence ensuite le travail de lobbying de la ligue par son secrétaire général, Kurt Deketelaere, et son président, Jean Chambaz, à l’occasion de rencontres avec les parlementaires européens mais aussi par l’ensemble des recteurs ou présidents d’universités. La prochaine assemblée des recteurs aura lieu en novembre, à Barcelone.

F. Z.

 

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