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« Combiner les connaissances pour avoir une vision du futur globale »

« Il faut que les industriels comprennent l’intérêt de préserver l’environnement », déclare Kablan Paul Xavier Adou, étudiant en master 2 Ingénierie et géosciences pour l’environnement (parcours du master Sciences de la Terre et des planètes, environnement*). C’est pour cette raison, entre autres, qu’il a choisi cette formation. Déjà détenteur d’une licence Science technique de l’eau et d’un master Gestion et environnement obtenus en Côte d’Ivoire, il a souhaité se spécialiser dans le domaine de l’ingénierie environnementale.

Quels sont les cours qu’il préfère ? « Difficile de répondre car on ne peut pas dissocier les connaissances ». Il s’agit d’avoir une vision globale, pour construire le futur de manière durable. Établir des stratégies alternatives pour protéger les générations futures est sa motivation en tant que futur ingénieur de l’environnement en entreprise ou en collectivité territoriale.

Les cours de droit dispensés par l’Université de Strasbourg lui permettront de répondre aux problèmes juridiques via la constitution de dossiers d’autorisation ou d’exploitation, et les connaissances administratives acquises de s’adapter aux différentes structures et d’en faciliter la prise de décision.

Une ambiance dynamique

Il explique également que si la première année du master est très chargée, la deuxième est moins dense et s’accompagne au deuxième semestre d'un stage obligatoire et le rendu d’un mémoire. Kablan Paul Xavier effectue d’ailleurs son stage de fin d’études à Givet, en Ardennes, dans l’industrie (pour le moment en télétravail).

En ce qui concerne la promotion, il y a une vingtaine d’étudiants, et l’ambiance est bonne. L'environnement est « plutôt masculin, les gens travaillent bien. Tout le monde est soucieux de la formation et de ce que ça peut apporter à la cause ». Du côté des enseignants, il s’agit de passionnés, dont des professionnels qui continuent leur activité de gestion d’entreprise. Cela apporte donc un côté bien concret. Il évoque également leur disponibilité : « Ils répondent à nos questions et on peut venir les voir si on a des difficultés ».

Diversité d'enseignements

Les cours proposés sont assez variés, chaque étudiant peut construire son parcours en fonction de ses affinités. Tout en sachant que les Unités d’enseignement (UE) sélectionnées influeront sur le choix du stage de deuxième année de master. Certaines UE sont cependant obligatoires, comme Économie de la science de la vie et de la Terre, les sciences étant fondamentales dans ce cursus. Il y a également des modules sur le Système d’information géographique (SIG), sur la modélisation pour la gestion des ressources en eau, le diagnostic de dépollution des sols, l’ingénierie biologique ou encore la gestion territoriale de l’environnement… Enfin, il cite le module, dont Gautier, diplômé du master Droit de l'environnement  nous avait déjà parlé.

Cette UE met en lien des étudiants de différentes filières afin de travailler sur une thématique bien précise. Avec son groupe, il a ainsi travaillé sur l’impact des tickets de caisse sur l’environnement. Cet aspect pratique se retrouve dans d’autres modules via des travaux pratiques, ce qui a donné, par exemple, la possibilité aux étudiants de se rendre dans un bureau qui traite des pollutions atmosphériques, via un suivi des types de polluants dans tout l’Est de la France.

Kablan Paul Xavier s’apprête à présent à s’orienter vers une carrière d’ingénieur de l’environnement en entreprise ou pour une collectivité territoriale. Cette formation, m’affirme-t-il, lui aura « apporté un grand lot de connaissances techniques et administratives ». Cette variété de savoirs facilitera la prise de conscience et l’accompagnement des industriels, afin qu’ils comprennent l’intérêt de prendre des mesures à leur niveau. Et enfin, permettre que des environnementalistes soient formés pour changer le système à des niveaux différents, grâce à une ambition et un savoir-faire adaptés aux différentes structures.

Emilia Vogtenberger

* Rattaché à l'École et observatoire des sciences de la Terre

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