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« Les actions du projet Eole portent leurs fruits »

Lauréat de l'appel à projets Développement d'universités numériques expérimentales (Dune) en 2016, le projet Eole (Engagement pour ouvrir l'éducation) entre dans sa dernière année. Copiloté par l’Unistra et l’Université de Lorraine, il implique de nombreux partenaires de la région Grand Est* et est supervisé, au sein de l’Unistra, par David Gauckler, qui nous en dresse un bilan intermédiaire.

Où en est le projet Eole ?

Eole n’est pas un projet à proprement parler mais un label qui recouvre un ensemble d’actions ayant un objectif commun : soutenir la transformation numérique des établissements. Ces actions sont menées selon trois axes : l’un porte sur les espaces d’apprentissage, un second sur les moteurs de la transformation et enfin le dernier concerne le compte numérique de formation.
Eole a été séquencé un peu comme une fusée au décollage : les actions de l’axe 1 ont été menées en premier et sont bien avancées. Les actions de l’axe 2 sont intervenues un peu plus tard, après une période de formalisation. L’axe 3 quant à lui dépendait de l’avancement de l’axe 2.
Chacune des actions a été menée de manière indépendante et confiée à un responsable qui en a défini les modalités de fonctionnement, les outils, etc. Certaines actions existaient déjà avant d’obtenir les financements d’Eole tandis que d’autres n’ont débutées qu’après.
Étant donné la nature expérimentale des actions, il a parfois été nécessaire de procéder à des ajustements en cours de route, tester des pistes différentes afin que les actions s’inscrivent dans un environnement numérique qui change rapidement.
Tout ceci fait qu’il est difficile de donner un niveau d’avancement global. Ce qu’on observe, cependant, c’est que les actions portent leurs fruits et participent pleinement à interroger les pratiques actuelles et en proposer de nouvelles, complémentaires et innovantes.

Comment se passent les échanges avec les autres partenaires ?

C’est une des particularités du projet Eole : il est mené avec plusieurs établissements de la région Grand Est*. Chaque structure porte des actions dont les résultats bénéficient à tous.
Nous échangeons beaucoup d’informations entre établissements, notamment lors des réunions de coordination qui ont lieu en visio-conférence toutes les deux semaines : chaque action a une actualité à communiquer. On partage également des questionnements quant à la stratégie à adopter, une technologie à choisir, etc.
Eole nous a permis de créer un cercle de confiance avec les partenaires du Grand Est. Ceci a rendu possible des échanges plus larges que le périmètre d’Eole, sur des questions d’applications, d’hébergement, etc. On connaît également mieux les forces et faiblesses de chacun. On sait par exemple que des projets s’appuyant sur certaines options technologiques novatrices comme la blockchain, pourraient s’appuyer si nécessaire sur nos partenaires du Grand Est, notamment l’Université de Lorraine, très à la pointe dans ce domaine.

Quelles sont les perspectives pour la suite ?

Les financements d’Eole courent jusqu’en août 2020. Nous sommes en train de demander une prolongation de quatre mois afin que les actions puissent couvrir la rentrée universitaire 2020-2021. Si elle est acceptée, nous pourrions fournir à l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui gère les lauréats au titre du Programme des investissements d’avenir, davantage d’indicateurs sur les retombées des actions que nous avons entreprises.
Au-delà de cette date, il faudra évaluer chaque action et s’interroger sur leur devenir. Eole avait pour vocation de faire franchir un cap à des actions, en valider l’intérêt initial et les pérenniser. Certaines actions pourraient se poursuivre dans d’autres cadres, par exemple à Strasbourg dans les projets Include ou Noria, tandis que d’autres seront amenées à s’arrêter.

Propos recueillis par Edern Appere

* Université de Strasbourg, Université de Lorraine, Université de Reims Champagne-Ardenne, Université de Haute-Alsace, École nationale supérieure d'architecture de Nancy, École nationale supérieure d'architecture de Strasbourg, Université numérique ingénierie et technologie

L'accélération de la transformation pédagogique numérique en 3 axes et 11 actions

En gras sont indiquées les actions portées par l'Université de Strasbourg ainsi que leur responsable :

Axe 1 - Les espaces d'apprentissage : du physique au virtuel

  • 1.1 Faire évoluer les espaces physiques d’apprentissage
  • 1.2 Développer des environnements virtuels

    • Ever (David Gauckler)
    • Serious game en chimie (Christelle Imbert)

  • 1.3 Utiliser des TP virtuels dans le domaine du numérique
  • 1.4 Utiliser des TP virtuels dans l’usine du futur

Axe 2 - Les moteurs de la transformation

  • 2.1 Ouvrir le patrimoine numérique à l’échelle du Grand Est (Sophie Kennel)
  • 2.2 Faire des recommandations de ressources en lien avec l’analyse des traces d’usage
  • 2.3 Construire un portfolio et référentiels de compétences numériques
  • 2.4 Créer un référentiel de positionnement de formations modulaires
  • 2.5 Utiliser les données massives pour l’emploi Grand Est (Nathalie Hillenweck)

Axe 3 - Le compte numérique de formation

  • 3.1 Développer un compte numérique de formation à l’université (Christophe Sherrer)
  • 3.2 En appui sur un coffre-fort numérique externe pour tout apprenant

 

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