Focus

Un futur centre sportif de haut niveau

Esquisse du projet, vue depuis le Patio (susceptible d'évolution)
Esquisse du projet, vu depuis le parvis (susceptible d'évolution)

S’il est un projet emblématique du nouveau visage du campus qui se construit, c’est celui, ambitieux, de Centre sportif universitaire. Il faudra toutefois attendre 2022 pour voir achevé ce bâtiment, concentré de la richesse des pratiques à l’université.

Compétition, loisirs, enseignement, fréquentation par les étudiants et les personnels… Davantage encore que le Studium, prévu pour 2020, le Centre sportif universitaire (CSU) a vocation à accueillir l’ensemble de la communauté universitaire.

C’est donc à tous ces enjeux inextricablement mêlés que se sont confrontés les porteurs du projet de futur CSU1, pour imaginer le bâtiment de demain et ses usages.

Point de départ de la réflexion, entamée en 2008 : l’actuel CSU, qui concentre déjà toutes ces problématiques. « L’idée était de rénover le centre actuel. Mais face au double constat de la vétusté de l’installation énergétique et des fonctionnalités, le choix a été fait d’une nouvelle structure », explique Brahim Doughouas, chef de projet à la Direction du patrimoine immobilier (DPI). Coût de l’opération : 20,39 millions d’euros2, pour une maîtrise d’œuvre assurée par les cabinets AJeanCe et Dform.

À la place du Platane

L’actuel CSU sera donc détruit ; le bâtiment de béton laissera la place à de la végétation, « respiration bienvenue dans un espace qui s’est densifié ces dernières années, avec la construction de l’Insectarium et de l'extension de l'Isis ». Le nouveau CSU prendra la place des préfabriqués du Platane, détruits à partir de 2020. Les services de l’Agora seront relocalisés dans le Studium, les salles de formations dans les espaces libérés par la livraison du Paps-PCPI (Hôpital civil), mais aussi les nouvelles salles mutualisées du Patio ou du Studium.

« Avec le nouveau CSU, l’idée n’est pas tant d’étoffer notre panel d’activités – déjà près de 70 ! – que de repenser leur organisation », explique Thomas Kedinger, directeur du Service des sports. Exemple : étendre la pratique en autonomie aux week-ends et petits congés scolaires, grâce au système des « pass », pour les disciplines comme l’escalade, la musculation/cardio-training et les sports de raquette – tennis, badminton, tennis de table et squash. Cette dernière faisant son apparition, grâce à la création d’un espace dédié.

Coupe longitudinale du bâtiment
Coupe longitudinale du bâtiment

3 gymnases, huit salles d’activités

Côté distribution des espaces, il faut s’imaginer un bâtiment comprenant, dans sa moitié sud, trois gymnases. Le plus grand, répondant aux normes d’organisation de compétitions (9 m de hauteur sous plafond3), sera accessible aux sportifs depuis le sous-sol. Un éclairage naturel est apporté depuis les étages supérieurs, réservés au public, dans des gradins. Au-dessus, deux gymnases, partageant un même étage et un espace de stockage commun (voir vue éclatée).

Dans l’autre moitié (nord) du bâtiment, des hauteurs sous plafond moindres permettent une répartition des espaces sur cinq niveaux : huit salles pensées spécialement pour les activités hors sports collectifs (voir chiffres), plus nombreuses et mieux aménagées.

La structure, mixte, est composée d'un socle béton et d'une charpente bois. Au centre, un noyau central comprenant escalier, ascenseur (accessible aux fauteuils roulants sportifs) et des vestiaires à chaque niveau. Les circulations sont repensées pour distinguer deux flux, chaussures extérieures/chaussures de sport. Un atrium, grand espace dégagé au centre du bâtiment, baigné de lumière naturelle, offre au rez-de-chaussée un grand espace de convivialité modulable et des mezzanines à tous les étages.

Esquisse du projet
Esquisse du projet (susceptible d'évolution)

« Donner envie de pousser la porte »

La quasi-totalité des façades sera recouverte de surfaces vitrées : « Pas pour mettre les sportifs en vitrine, mais donner envie de pousser la porte », indique Thomas Kedinger. L’effet de la salle d’escalade, qui traversera cinq étages et « sera l’une des plus hautes de France », sera saisissant depuis l’extérieur. « L’efficacité énergétique sera considérablement améliorée, pour aboutir à un "bâtiment passif", grâce à une conception bioclimatique et la pose ultérieure de panneaux solaires », complète Brahim Doughouas.

Le matériel mobile, comme les appareils de cardio-training acquis récemment et le matériel de musculation, prochainement remplacé, seront déménagés dans le nouveau centre.

Avec ce projet d’envergure, l’université affirme de nouveau sa conviction que promouvoir la pratique sportive favorise la réussite étudiante.

Elsa Collobert

1 La Direction du patrimoine immobilier (maîtrise d’ouvrage) ; le Service des sports et la Faculté des sciences du sport (F3S).
2 Financement de l’État, dans le cadre de l’Opération campus.
3 Actuellement, seule la Halle des sports est en mesure d’accueillir des compétitions de niveau national.

Vue 3D du futur Centre sportif universitaire

En chiffres

8 salles incluant espaces polyvalents et spécialisés :

  • Une salle de musculation/cardio-training
  • Deux salles multi-activités (boxes, fitness, danses, escrime, step…)
  • Une salle bien-être
  • Une salle arts martiaux (dojo)
  • Une salle d’escalade de 14 à 19 m (voie et bloc)
  • Une salle de danses
  • Une salle de squash

2 terrasses extérieures, aux niveaux 2 et 3

3 gymnases, dont l'un de 1 046 m2 (type C+)

17 500 étudiants et personnels inscrits aux activités du Service des sports en 2017 (y compris les activités de pleine nature et dans les équipements extérieurs type piscines de l’Eurométropole)

6 800 m2 de surface totale, dont plus de 4 000 dédiés à la pratique sportive

Emplacement du futur centre sportif

Boulevard de la Victoire Avenue Charles de Gaulle Rue de Rome Rue du Général Zimmer

Calendrier prévisionnel du projet

Rentrée 2019

Livraison du Paps-PCPI

Paps-PCPI

 

  • L’Institut d’études politiques (IEP) de Strasbourg, l’Institut de préparation à l’administration générale (Ipag), le Centre d’études internationales de la propriété intellectuelle (Ceipi) investissent les nouveaux locaux du Paps-PCPI.
  • De façon échelonnée (2019-2020) les salles de formations du Platane sont relocalisées dans les espaces libérés par la livraison du Paps-PCPI, mais aussi dans les nouvelles salles mutualisées du Patio et du Studium.
Rentrée 2020

Livraison du Studium

Studium

 

  • Ce nouveau bâtiment hébergera l'Agora de rentrée.
  • Lancement des travaux de déconstruction du Platane.
  • Lancement des travaux de construction du nouveau centre sportif universitaire.
Rentrée 2022

Ouverture du nouveau centre sportif universitaire

Nouveau centre sportif universitaire

 

  • Fermeture de l'ancien centre sportif universitaire.
  • Le bâtiment sera déconstruit et un espace vert sera aménagé à son emplacement.

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