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Le Patio fait sa mue

« Tout sera fait pour préserver le cerisier du Japon du jardin central. »
« Tout sera fait pour préserver le cerisier du Japon du jardin central. »

Le Patio, l’un des bâtiments emblématiques du campus central, a entamé une période de travaux qui va se poursuivre jusqu’en 2020. Dans le cadre de l’Opération campus1, ce bâtiment va bénéficier d’une réhabilitation à plusieurs niveaux.

Les travaux ont commencé depuis plusieurs mois, avec la destruction de la salle de la table ronde2 et le terrassement du jardin intérieur pendant l’été. « Le projet entre prochainement dans une phase de plus grande ampleur », commente Brahim Doughouas, conducteur de travaux à la Direction du patrimoine immobilier (DPI).  Ces premiers éléments ont été une phase de préparation du chantier. « Reste le plus imposant à faire. Reconstruire, au même lieu, une nouvelle structure de deux étages. Le premier constituera une salle dédiée aux enseignements (répétitions et cours). Le second, une nouvelle cafétéria, en remplacement de celle située au sous-sol », complète Sophia Autelin, conductrice d’opération à la DPI sur ce projet.

Dans cet espace central, cinq nouvelles salles de cours seront également construites et longeront le bâtiment. Une terrasse sera directement accessible depuis l’aula et le couloir des amphithéâtres sera aménagé au-dessus de ces nouvelles salles. Le jardin intérieur sera lui aussi entièrement réhabilité, avec la plantation d’espèces nouvelles. « Il y avait trois cerisiers du Japon, magnifiques au printemps. Deux d’entre eux ont dû être abattus mais nous avons pu en conserver un, le plus grand. Nous ferons tout, avec les différents prestataires, pour le préserver », explique Brahim Doughouas.

Assurer le maintien des examens et des cours

Une des autres difficultés de ce chantier réside dans le fait que les travaux doivent se poursuivre alors même que le bâtiment est occupé. « Pendant l’été, nous avons procédé à différentes phases de tests sonores depuis les amphithéâtres les plus proches lors des travaux de démolition de la salle de la table ronde, pour maîtriser au mieux les nuisances sonores. Celles-ci seront relativement faibles mais il faut garder à l’esprit que cela reste un grand chantier », explique Sophia Autelin.

En plus de ces différents réaménagements, le bâtiment va bénéficier d’une réhabilitation énergétique. « Ce bâtiment date de 1965, tout comme l’ensemble des châssis de vitres et le système de chauffage. En hiver, il est parfois difficile de maintenir une température de confort dans certains espaces », explique Brahim Doughouas. Au total, ce sont près de 900 châssis qui vont être changés et là aussi en site occupé. « Un phasage précis a été établi pour cette opération. Et nous allons faire tout ce qui est possible pour maintenir le rythme prévu », ajoute Sophia Autelin.

Les deux maîtres d’ouvrage de la Direction du patrimoine immobilier sont enthousiastes. « L’architecte des bâtiments de France a approuvé l’ensemble du projet, qui ne dénature pas l’architecture du bâtiment. Celui-ci va vraiment vivre différemment et sera bien plus adapté à ses usagers », concluent-ils.

Frédéric Zinck

1 Le budget de ce projet, dans le cadre de l’Opération campus, est de 15 millions d’euros. La maîtrise d’ouvrage est assurée par la Direction du patrimoine immobilier et la maîtrise d’œuvre par l’agence d’architecture lyonnaise Vurpas architectes.

2 Pendant toute la durée des travaux, l’université et la Faculté des arts ont conclu un accord avec le Théâtre du tambourin qui va mettre à disposition une salle pour que les formations pratiques des étudiants en arts du spectacle puissent avoir lieu.

La nouvelle Faculté des lettres dans les Dernières nouvelles de Strasbourg en 1966

L’article titrait « La Faculté des lettres. Un ensemble harmonieux qui s’insère dans le campus universitaire de l’Esplanade ». On pouvait aussi y lire : « C’est en vérité une remarquable réalisation, digne d’un cadre d’une faculté dont les activités culturelles ne cessent de se développer sous les formes les plus diverses. Le grand mérite de M. Vivien, architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux et de son collaborateur, M. Dick, architecte d’exécution, est d’avoir réalisé un ensemble parfaitement adapté aux exigences pédagogiques ». Si le bâtiment a depuis bien évolué en accueillant également les langues, les arts et d’autres disciplines, on ne peut que lui souhaiter de continuer à répondre à sa première fonction : celle d’être adapté aux exigences pédagogiques.

Cinquante ans d'histoire du Patio en images

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