Université, composantes et services
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« Diffuser, partager et co-construire les savoirs dans et avec la société »

Mathieu Schneider, qui entame son second mandat de vice-président Culture, sciences en société, revient pour L’Actu sur les enjeux et priorités de cette attribution.

Pouvez-vous nous expliquer ce que recouvre l’intitulé de votre vice-présidence ?
« Science en société » est une déclinaison du concept anglo-saxon de « Science With And For Society » (SWAFS). Il regroupe trois aspects : la prise en compte des questions de société dans et par la recherche (climat, migrations, alimentation, développement durable…), la collaboration entre recherche institutionnelle et acteurs du monde socio-économique, et la diffusion et la mise en débat des contenus et des résultats de la science dans la société. En résumé : diffuser, partager et co-constuire les savoirs dans et avec la société.

Et l’autre volet, la culture ?
Celle-ci est envisagée au sens large, comme un vecteur de diffusion et de partage de ces savoirs, comme un levier permettant de toucher les gens dans leurs pratiques quotidiennes (conférences, projection, théâtre), et au sens plus précis d’action culturelle. Dans ce domaine, le Service universitaire de l’action culturelle (Suac) a un rôle de premier plan à jouer en construisant un dialogue avec le public et entre l’université et la cité. De nombreuses actions amènent les étudiants vers des horizons culturels nouveaux, notamment grâce à la Carte culture, mais cela passe aussi par la présence d’artistes sur le campus.

Peut-on parler au sujet de tout ce domaine de « 3e mission » de l’université ?
Oui, car ce terme désigne sa responsabilité sociétale et ses liens au territoire. Cette mission est complémentaire des deux premières (recherche et formation), dans une articulation logique : produire les savoirs, les transmettre et les porter vers un territoire. Cela implique un champ d’action vaste, allant de la culture scientifique à l’inclusion sociale, en passant par la politique éditoriale. Cela passe aussi par l’image que renvoie l’université, et notamment son langage visuel, déployé depuis deux ans, ainsi que ses médias, comme le magazine Savoir(s). L’ouverture de l’université au monde et à sa diversité, c’est aussi l’accueil d’étudiants migrants depuis 2015. À une échelle plus locale, c’est encore le déploiement d’actions en direction de tous les publics, rural comme urbain. Le Jardin des sciences est très actif et a monté plusieurs festivals Alsasciences et des conférences en région (Barr, Sélestat, Molsheim…). Quant à l’urbain, nous l’appuyons entre autres au contrat de ville de l’Eurométropole de Strasbourg, dans un objectif d’inclusion sociale et de réussite.

Quels sont les projets structurants pour les années à venir ?
Future figure de proue de notre navire, un ensemble de culture scientifique de premier plan verra le jour entre 2020 et 2022. Le nouveau Planétarium jouxtera le nouveau Musée zoologique repensé sous l’angle de l’histoire des sciences et des questions sociétales. Ce pôle devra s’articuler avec les autres acteurs du domaine « Sciences en société » de l’université (Jardin botanique, Observatoire astronomique, musées de minéralogie, Adolf-Michaelis, de sismologie, et les différentes collections).
En parallèle, nous portons avec le Crous le projet d’une salle de spectacles à la résidence Paul-Appell. Par ailleurs, le travail de l’université sur sa propre histoire (notamment sur celle de la période nazie) va se poursuivre, à travers une commission lancée depuis septembre 2016. Les débats, en lien notamment avec l’Europe (Les Grands débats), sont relancés (les rendez-vous sont à retrouver dans l’agenda). Enfin, le déploiement et l’appropriation de la démarche qualité à l’échelle de l’université va se poursuivre, pour un meilleur accueil de nos étudiants et une meilleure image de l’établissement.

Comment se positionne notre université par rapport à ses voisines ?
Nous avons une longueur d’avance, mais il nous faut en permanence voir de l’avant. La création en 2012 de la Maison pour la science en Alsace est par exemple venue consolider notre action en direction des publics scolaires et les interactions avec les milieux socio-économiques. Quant à la politique éditoriale, forte de près de 100 ans d’expérience, elle a été largement redéfinie dans nos Presses universitaires et prendra encore plus en compte l’édition ouverte et l’accès libre aux publications et aux données.

Sur quels moyens pouvez-vous compter ?
En 2018, une ligne budgétaire dédiée aux actions « Sciences et société » a été créée ; elle vient en complément de l’enveloppe affectée aux services de ce domaine. Mais nous avons surtout la chance de bénéficier de 840 000 € annuels du levier « Université & cité » de l’Idex, pour faire émerger des actions innovantes. C’est essentiel pour que l’université, en tant qu’organisme vivant et réactif à son environnement, accompagne les changements de société.

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Windows 10 à l'Unistra : in-formez-vous !

Windows 10 est actuellement déployé sur les postes professionnels à l’université. Quels changements cela entraîne-t-il ? Comment se former ? Patrick Hoffmann, de la Direction du numérique, vous invite à en savoir plus.

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« La politique d’embauche liée aux crédits Idex trouve sa vitesse de croisière »

Olivier Guyot et Serge Potier

Quelles retombées en matière de ressources humaines l’allocation de crédits Idex a-t-elle entraîné depuis 2012 ? La confirmation intervenue en 2016 change-t-elle la donne ? Serge Potier et Olivier Guyot font le point sur ces questions.

L’obtention de l’Idex par l’Université de Strasbourg ne s’est pas traduite par des embauches définitives massives. Serge Potier, vice-président délégué aux Investissements d’avenir, précise : « Pour permettre la réalisation des quelque 700 projets de l’Idex (dont les Labex) menés au cours de la période probatoire 2012-2016, il y a eu 1 200 recrutements : 300 administratifs (ingénieurs pédagogiques, fonctions d’accompagnement au déploiement de l’Idex dans les services support) ; 400 scientifiques (doctorants, post-doctorants et chercheurs) ; et 500 vacataires, en grande partie étudiants ». La durée des contrats oscille entre quelques semaines pour les vacataires et trois ans pour les plus longs, ceux des doctorants. « En moyenne, on est plutôt autour d’un an à deux ans, ces embauches répondant à des initiatives déterminées et limitées dans le temps », souligne Olivier Guyot, directeur de la Mission Investissements d’avenir (MIA). « Cette durée est en parfaite cohérence avec l’objet même du programme Idex : amorcer des projets ».

Pic de recrutements en 2016

L’idée selon laquelle l’embauche sur contrat Idex constituerait un tremplin pour intégrer massivement l’université est aussi battue en brèche par Serge Potier et Olivier Guyot : sur l’ensemble des postes financés depuis 2012, seuls « une cinquantaine d’administratifs, 140 scientifiques et sept vacataires » continuent aujourd’hui à bénéficier d’un financement de l’Idex qui, pour certains, va s’arrêter en 2018. La gestion de ces recrutements a donc été maîtrisée.
Les personnes qui ne sont plus à l’université pourront valoriser leur expérience pour la suite de leur carrière.
Tous deux tiennent à préciser que « la montée en puissance de l’Idex s’est faite progressivement. Le nombre des projets, en croissance constante, s’est accompagné de l’embauche de personnel support pour absorber le surcroît d’activité généré ». Le pic des recrutements a donc été atteint au terme des quatre premières années. « Avec la confirmation intervenue en 2016, on assiste à la fin d’un certain nombre de ces projets », annonce Olivier Guyot. 2017 et surtout 2018 marquent donc un ralentissement du rythme des embauches liées à l’Idex. « Ce seront désormais des grands projets stratégiques, de moyen et long termes, qui vont être privilégiés et qui ne devraient pas nécessiter un nombre important d’embauches : mise en œuvre d’indicateurs de pilotage de l’établissement, étude prospective sur l’immobilier à dix ans… Dans tous les cas, nous resterons sur le modèle du contrat à durée limitée. »
Serge Potier rappelle que l’Idex a été aussi l’occasion de tester de nouveaux dispositifs et modes d’organisation, qui ont pu par la suite être repris par l’établissement. « C’est dans cette optique de doter l’université d’outils structurants qu’une vingtaine de postes ont d’ores et déjà été pérennisés : ceux rattachés au Pôle unique d’ingénierie (six postes) ou encore celui de chargé de mission Maîtrise de l’énergie à la Direction du patrimoine immobilier…. »

E. C.

L'Idex, accélérateur d'excellence

Lauréat en 2012 de l’appel à projets national Initiative d’excellence (Idex), le projet « Par-delà les frontières » de l’Université de Strasbourg était porté avec le CNRS et l’Inserm.
Destinées à faire émerger des pôles universitaires français de rang mondial, les initiatives d’excellence se structurent autour de projets assurant le rayonnement scientifique de la France à l’étranger et accélérant l’innovation et le transfert technologique vers les entreprises. Huit projets ont été retenus pour une période probatoire de quatre ans et l’Idex Unistra a été soutenue à hauteur de 25,6 millions d’euros (M€) annuels (dont 9,1 M€ pour les Labex). À l’issue d’une évaluation par un jury international en 2016, l’Idex Unistra a été l’une des trois seules Idex nationales (avec Bordeaux et Aix-Marseille) à avoir été reconduite sans conditions de durée par décision du Premier ministre.

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HackeTaFac, concours d’innovation pour les étudiants

Du 22 janvier au 25 mars, l’Unistra devient le terrain de jeu des étudiants créatifs. L’objectif ? Les rendre pleinement acteurs de leur réussite, en leur proposant d’imaginer des solutions à coloration numérique pour favoriser la réussite étudiante.

HackeTaFac a été créé et mis en place par l’Université de Bordeaux en 2017. Ce concours sensibilise les étudiants à l’innovation numérique et leur donne l’opportunité de travailler en mode projet. Décliné à Strasbourg sous l’angle de la réussite étudiante, différents services sollicitent la créativité et l’imagination des étudiants autour de six défis thématiques et une catégorie libre : préparer son orientation ; apprendre à être étudiant ; s’intégrer à l’université ; optimiser son temps ; préparer ses examens ; investir les tiers lieux.
Pour celles et ceux qui ont déjà une idée en tête, différents ateliers sont proposés tout au long du mois de février pour les aider à affiner leur projet. Le format attendu pour candidater au concours est une vidéo de trois minutes maximum. Seules la pertinence et la qualité de l’idée et du pitch vidéo seront évaluées. Le concours est donc ouvert aux étudiants de toutes les filières. Jusqu’à sept lauréats seront sélectionnés et se verront remettre une dotation de 10 000 € pour donner vie à leur projet.
Les enseignants qui le souhaitent peuvent diffuser l’information à leurs étudiants ou solliciter une présentation dans leur classe.

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Les réseaux sociaux de l’Université de Strasbourg à l’heure du langage visuel

Depuis le début de l’année, le langage visuel se décline sur les différents médias sociaux investis par l’Université de Strasbourg (Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram…).

Quelle image de profil ou de couverture choisir ? Existe-t-il des règles de dénomination de sa page ? La boîte à outils langagevisuel.unistra.fr inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique consacrée aux réseaux sociaux à destination des différentes structures de l'Université de Strasbourg (services, composantes et laboratoires), pour leur permettre de construire une présence en ligne cohérente et propose pour cela des exemples de mise en forme et des modèles téléchargeables.

  • De nombreuses réponses aux questions que vous vous posez sur le langage visuel sont déjà dans la boîte à outils

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Réunions institutionnelles : calendrier 2017-2018

 Février  Mars
Conseil académique (CFVU+CR)
14 h - Mardi
 /  27
Congrès (CA+CFVU+CR+CTE)
14 h - Mardi
 /  /
Conseil d'administration (CA)
14 h - Mardi
 /  13
Commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU)
14 h - Mardi
 20  20
Commission de la recherche (CR)
14 h 30 - Mercredi
 7  /
Conférence des directeurs de composantes
14 h 30 - Mardi
 6  6
Conférence des directeurs des unités de recherche
10 h - Vendredi
 16  /
Réunion des responsables administratifs de composantes et des chefs de services centraux
9 h - Lundi
 /  19
Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail
14 h - Lundi
 /  26
Comité technique d'établissement (CTE)
 8  /
Conseil académique restreint (CACr)*
 16 (9h)  16 (9h)
Conseil d'administration restreint (CAr)*
 /  /
* Prévisionnel

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Liens vers les lettres électroniques utiles