Université, composantes et services
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« Offrir à nos étudiants savoir, savoir-faire et savoir-être »

François Gauer élu vice-président, Jacky de Montigny lui succède à la fonction de doyen de la Faculté des sciences de la vie. Élu en février, celui qui a été huit ans vice-doyen affiche une vision globale des enjeux de sa composante, dans la continuité de son prédécesseur.

Quels sont les dossiers qui vous occupent depuis votre élection ?
Nous sommes en pleine élaboration de l’offre de formation 2018-2022, qui doit permettre à nos diplômés une future insertion professionnelle réussie. En l’articulant autour de l’approche-programme, nous ne souhaitons pas seulement former des étudiants aux têtes bien pleines, mais aussi leur donner des ressources variées (savoir-faire, savoir-être), quelle que soit leur poursuite d’études. Une grande majorité des diplômés de licence poursuivent leur cursus en master pour préparer un avenir dans la recherche, la valorisation dans les grands secteurs de la biologie ou dans l’enseignement.
Tous n’ont pas pour projet de continuer en master : nous devons aussi nous préoccuper de l'avenir de ce public. La Faculté des sciences de la vie a été parmi les premières à mettre en place l’évaluation continue intégrale, suivant cette logique. Je souhaite m’inscrire, avec Sylvie Fournel, vice-doyen, dans cette continuité. Ce dispositif a fait la preuve de son efficacité, avec 70 à 75 % de taux de réussite des assidus en licence 1 (L1) et des taux en hausse pour la L2 et la L3.

Comment met-on en œuvre ces principes ?
Dans cette idée de diversifier les objectifs de nos étudiants et d’ouvrir leur horizon, nous encourageons les stages volontaires, la fin d’année étant libérée. Nous développons également des relations étroites avec d’autres composantes (géologie, psychologie, médecine, pharmacie, mathématiques, physiques…). L’un de nos parcours de licence prépare à intégrer une licence professionnelle par apprentissage dans les métiers du médicament. Autre exemple, depuis deux ans, nous participons à l’expérimentation d’une passerelle d’excellence vers les études de santé. Recrutés sur dossier en L2 ou L3, une poignée d’étudiants peut accéder aux filières médecine, pharmacie, odontologie, kinésithérapie ou maïeutique sans passer par la Paces (Première année commune aux études de santé). Les chiffres prouvent qu’ensuite, ils réussissent bien.

Quels sont les « secrets » de cette réussite ?
Parmi nos 2 000 étudiants, les trois-quarts sont en licence. Dès la première année, nous leur offrons un suivi rapproché, à travers des entretiens annuels avec un enseignant référent. La transition lycée-université, l’identification des difficultés, notamment méthodologiques, sont abordés. Nos étudiants sont très tôt incités à penser leur projet professionnel. Ainsi, la possibilité de partir étudier à l’étranger, qui séduit de plus en plus (15 % des L3) doit s’inscrire dans une cohérence. Citons encore une réflexion en cours pour remodeler le deuxième semestre de L3, pour mieux accompagner l’étudiant, notamment celui qui ne souhaite pas poursuivre en master.

Et pour ce qui est des quotas à l’entrée en licence ?
Nous n’avons pour le moment pas atteint la limite au-delà de laquelle la qualité de l’enseignement, notamment en groupes de travaux pratiques (TP) et dirigés (TD), serait menacée. La biologie attirant un nombre croissant de néo-bacheliers, la question de la mise en place d’un contingentement pourrait être amenée à se poser. Mais tant que nous pourrons l’éviter, nous l’éviterons.

La Faculté des sciences de la vie, c’est aussi une recherche de pointe…
Strasbourg est tête de pont pour la recherche dans ce domaine, avec un prix Nobel et des laboratoires mondialement reconnus*. Les parcours d’enseignements de master y sont largement adossés, et les étudiants y réalisent des stages.
Autre particularité, le volet conservation, avec l’Herbier et le Jardin botanique. Ce dernier est accessible aux scolaires le matin en semaine, à tous l’après-midi. L’enjeu est de faire comprendre au public qu’il ne s’agit pas d’un parc public, mais d’une véritable collection à ciel ouvert. Nous avons aussi la chance de pouvoir utiliser ces ressources comme supports de cours et de recherche !

IPCBQuelle place pour votre composante dans l’Opération campus ?
Nous sommes en première ligne avec la rénovation de l’Institut de physiologie et de chimie biologique (IPCB). Nos activités étant disséminées dans sept bâtiments, l’idée est de créer davantage de cohérence, en y créant un grand pôle de TP. Dans l’Institut Le Bel, nous apprécions le confort de salles restructurées depuis peu. À plus long terme, nous envisageons de relocaliser nos bureaux de direction rue Blessig, dans les locaux libérés par l’Eost (qui regagnera la Manufacture des tabacs). Des cours y seront maintenus, pour conserver une vie de faculté, comme c’est aujourd’hui le cas à l’Institut de botanique.

Recueilli par Elsa Collobert

*Institut de biologie moléculaire des plantes (IBMP), Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC), Institut de biologie moléculaire et cellulaire (IBMC)…

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La veille, toujours la veille

Au quotidien, ce sont plus d’une centaine d’applications qui sont en activité permanente à l’Université de Strasbourg. Emilie Finkbeiner, administratrice d’applications au sein de la Direction informatique en assure, avec une vingtaine de collaborateurs, la disponibilité à chaque instant. 

Postés derrière notre ordinateur, nous faisons appel à des applications propres à l’Université de Strasbourg de manière quotidienne. Leur utilisation est parfois très simple, comme la messagerie, ou plus technique, comme l’application qui permet d’implémenter l’offre de formation. Toujours est-il que leur disponibilité est souhaitée à 100 %. « C’est ce qui définit notre cœur de métier : être garant du bon fonctionnement des applications qui nous sont dédiées », explique Emilie Finkbeiner. La principale application gérée par cette jeune femme porte le nom d’ADE. Elle permet de construire les emplois du temps pour chaque formation et de les rendre accessibles à l’ensemble de la communauté universitaire. Et quand on sait que pour cette seule application, on compte environ 4 millions de consultations par an, on peut tout à fait imaginer l’ampleur de la veille assurée par les administrateurs d’applications.

Intervenir sans gêner l’accès

« Nous pouvons être contactés par des utilisateurs dans le cas de pannes, mais le plus souvent, la veille permet de révéler certains défauts que nous traitons en amont. Nous avons développé des scripts qui appellent les applications et testent leur réactivité », commente Emilie Finkbeiner. Pour certaines d’entre-elles,emilie_finkbeiner_DI très fréquentées, les tests automatiques peuvent être renouvelés tous les quarts d’heure. C’est par exemple le cas pour ADE, qui présente un pic d’utilisation en juillet, pour la construction des emplois du temps, et en septembre, pour leur consultation. Un panneau d’affichage central au sein des bureaux de la Direction informatique permet de surveiller l’activité des applications en temps réel et d’intervenir si besoin. « Bien souvent, l’utilisateur ne voit même pas la panne, des systèmes miroirs nous permettent d’intervenir sans gêner l’accès à l’application », s’amuse Emilie Finkbeiner.

Une application doit être vivante

Au delà de cette veille, l’administrateur assure également le paramétrage des applications, qu’il soit fonctionnel ou technique. « L’université est une structure qui bouge sans cesse. Les retours des utilisateurs ou des référents fonctionnels des applications nous permettent de faire évoluer l’application, toujours dans le but d’améliorer les services aux utilisateurs. Une application doit être vivante, sinon c’est sa mort annoncée à court terme », explique Emilie Finkbeiner.
La diversité de ce métier dans sa partie fonctionnelle comme technique et le rapport récurrent avec les différents utilisateurs font partie des points positifs avancés par Emilie Finkbeiner. Et pour le point négatif ? « Je n’aime pas réparer dans l’urgence, annonce-t-elle en souriant, car à ce moment là, on pense toujours à l’utilisateur qui a souvent besoin d’accéder au service rapidement. »

Frédéric Zinck

Lire les précédents épisodes de la série consacrée aux métiers du numérique à l'université :

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De la binette à la roulette, il n’y a qu’un pas !

Après s’être frottée à l’aménagement paysager, Sarah Charpy entame il y a quatre ans un grand virage, en optant pour la chirurgie dentaire. Une réorientation finalement pas si improbable pour cette mordue de construction et de bricolage, qui la conduit même à concevoir l’aménagement paysager de sa faculté !

Qu’elle évoque son goût pour les jardins et la construction ou ses nouvelles études, Sarah arbore le même sourire. Lumineux et rectiligne : le meilleur argument d’un dentiste ! Comme une confirmation que son choix de réorientation après des études d’ingénieur est le bon.
« Le bac en poche, j’ai opté pour une prépa maths-sup maths-spé qui m’a conduite en école d’aménagement du territoire, spécialité paysagisme. Étant très bricoleuse, je pensais que ça me plairait. » Buller sur une plage tout l’été, très peu pour Sarah en effet : « Depuis mes 15 ans, je partais à chaque vacances sur des chantiers : construction d’un muret en pierre sèche ou d’un château au Pays de Galles, c’était mon délire ! » Sauf que l’esprit d’émulation qu’elle y rencontre et qu’elle apprécie tant, elle ne le retrouve pas dans sa formation de trois ans en alternance, qui la conduit à tester presque tous les métiers du BTP1. « C’est finalement une dimension plus présente à la Faculté de chirurgie dentaire, avec l’ambiance bon enfant de la clinique ! »

« La lumière au bout du tunnel »

Lors de sa dernière année de formation dans une entreprise de région parisienne et alors qu’elle est persuadée de ne pas vouloir « faire ce métier toute [sa] vie », elle décide de se réorienter. Conseillée par des amies, elle opte pour la médecine, s’accroche pour mener de front premier semestre de Paces2, tout en bouclant et présentant son mémoire de fin d’études. Non seulement elle obtient son grade d’ingénieur, mais son bon classement en Paces lui offre le choix de sa discipline. « C’est sûr, ça n’a pas été le meilleur des Noël. Mais je l’ai vraiment vécu comme une lumière au bout du tunnel ! » Toujours poussée par l’idée de mêler passion et profession, Sarah choisit naturellement l’odontologie, qui sollicite davantage de compétences manuelles. « C’était aussi moins long que médecine ! »
Le hasard faisant bien les choses, son expérience de conductrice de travaux est mise à profit dans son nouveau cursus. « J’ai écrit au doyen, pour lui demander une dispense d’anglais. Deux arguments imparables : mon grade d’ingénieur et mes trois mois de stage en Écosse ! » Quand Corinne Taddéi, interpellée par son profil, lui propose de réaliser l’aménagement paysager de la faculté, récemment rénovée, Sarah accepte sans trop d’hésitation. « Ça rentrait dans mon cursus comme enseignement complémentaire. Certains optent pour le badminton, moi j’ai pris "option horticulture", sourit la jeune femme. C’était tellement improbable ! »

Azalées, hellébores, crocus, œillets…

« Ici des azalées, là des hellébores à floraison hivernale, là-bas encore des bulbes de crocus et des petits œillets », détaille Sarah dans la cour intérieure que surplombe une salle de simulateurs. Elle n’est pas peu fière du résultat de ses efforts, plantés en début d’année universitaire sur l’une des sept parcelles concernées par son aménagement. « Ils ont bien tenu l’hiver ! » Quelques contraintes lui ont été imposées : un budget serré, peu d’entretien, des espèces à feuillage persistant et à floraison précoce. « L’idée étant que les étudiants en profitent ! J’ai eu la chance d’avoir "carte verte" du doyen. Sa seule exigence : des rhododendrons ! » Ceux-ci accueillent le visiteur de l’administration de la faculté, et fleurissent actuellement à tour de rôle, dans un joli camaïeu rose. « Je suis 100 % citadine et n’ai jamais eu de jardin à moi. Ça m’arrive régulièrement d’aller jeter un œil, quand personne ne me voit, pour vérifier que la croissance des végétaux se passe bien ! », glisse Sarah, qui a mis comme en toute chose son perfectionnisme dans l’élaboration des parterres, allant jusqu’à repérer les espèces endémiques dans les jardins des particuliers ou à… Baden-Baden. « Même si j’y ai de la famille, je n’ai pas exercé comme paysagiste en Alsace, surtout dans le sud de la France et la région parisienne. J’ai donc du "m’acclimater" à la flore locale ! »
La conclusion qu’elle tire de toute cette histoire ? « Il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie ! »

Elsa Collobert

1 Bâtiment et travaux publics
2
Première année commune aux études de santé

dessin_sarah_charpy

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Les études territoriales relocalisées à Strasbourg à la rentrée

Marcel Bauer, maire de Sélestat et président de la communauté de communes et Gabriel Eckert, directeur de Sciences Po Strasbourg, réunis à Sélestat avec les personnels du site pour la fête de fin d’année des études territoriales, vendredi 9 juin.

Implantées depuis 2001 à Sélestat, à travers une convention liant Sciences Po Strasbourg et la communauté de communes, les études territoriales seront de retour à Strasbourg à la prochaine rentrée de septembre.

La convention liant la communauté de communes de Sélestat et Sciences po Strasbourg arrive à son terme. La licence professionnelle Études territoriales appliquées sera désormais dispensée en enseignement à distance. L'unique personnel qui gérait ce parcours à Sélestat rejoindra l'équipe de l'avenue de la Forêt-Noire, à Strasbourg.

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L’université aux enfants

Préparer et animer un atelier de 45 minutes dont l’objectif est de donner à des collégiens un aperçu de leur domaine de recherche, tel est le défi que quinze doctorants de l’Université de Strasbourg ont relevé avec brio, jeudi 1er juin.

Ces doctorants, issus de diverses disciplines, de la chimie aux neurosciences en passant par la génétique et la physique nucléaire, ont en effet participé à la nouvelle journée Kids’ University : l’université aux enfants, organisée par le Jardin des sciences. Durant toute la journée, ils ont accueilli les quelque 102 collégiens de Strasbourg, Erstein, Molsheim et Ottmarsheim, répartis en groupes d’une quinzaine d’élèves.
Meggane, Thibaut, Lise, Rodolphe, Alexandra, Thomas, Imma, Robin, Alexia, Franck, Chenjin, Bastien, Jia, Nathalie et Lucie se préparaient à cet événement depuis plusieurs mois dans le cadre d’une des formations transversales proposées par le Jardin des sciences.
Les ateliers ont permis aux élèves issus de classes de 5e, 4e et 3e de découvrir quelques aspects du quotidien des jeunes chercheurs : démarche mise en œuvre, questionnements à l’origine du sujet de thèse, ou même matériel utilisé dans un laboratoire. De quoi faire naître quelques vocations ?
Enfin, l’immersion dans la vie universitaire pour ces élèves n’aurait pas été aussi réaliste sans la conférence proposée par Muriel Muzet, responsable administrative de l’Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (Isis), partenaire régulier de la manifestation, sur le thème « Raconte moi la recherche », ou encore le déjeuner, pris au restaurant universitaire.

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Voyage au centre des sciences de la Terre pour douze lycéens

Les douze lycéens lauréats des 11es Olympiades régionales de géosciences ont été reçus lundi 29 mai à l'École et observatoire des sciences de la Terre (Eost), accompagnés de leurs chefs d'établissements et professeurs de Sciences et vie de la Terre (SVT). Ce concours ambitionne de développer le goût des sciences chez les lycéens, de favoriser l'émergence d'une nouvelle culture scientifique autour des géosciences ou encore communiquer autour de l'éventail des métiers qui leur sont associés.

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Une 5e Journée lycéens sous le signe de l'Europe

Peut-on contrôler un bras robotisé avec son cerveau ? Quelles sont les applications de l'informatique à haute performance dans l'industrie ? Qu'est-ce qu'un quark ? Comment fonctionne la collaboration européenne dans le Rhin Supérieur ?

Voici quelques unes des questions auxquelles savent désormais répondre 120 lycéens scientifiques français et allemands (lycées Marguerite-Yourcenar d'Erstein et franco-allemand de Fribourg) qui ont assisté à une conférence européenne sur-mesure organisée par les centres de calcul de l'Université de Strasbourg et de Fribourg, le 16 mai. Cette journée, inscrite dans ce cadre d'Eucor – Le Campus Européen, a également bénéficié du soutien de Neurocampus, le campus trinational des neurosciences.

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Réunions institutionnelles : calendrier 2017

 Juin  Juillet
Conseil académique
14 h - Mardi
 /  /
Congrès
14 h - Mardi
 27  /
Conseil d'administration - CA
14 h - Mardi
 27  4
Commission de la formation et de la vie universitaire - CFVU
14 h - Mardi
 6-20  6
Commission de la recherche - CR
14 h 30 - Mercredi
 14  /
Conférence des directeurs de composantes
14 h 30 - Mardi
 13  /
Conférence des directeurs des unités de recherche
10 h - Vendredi
 30  /
Réunion des responsables administratifs de composantes et des chefs de services centraux
9 h - Lundi
 /  3
Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail
14 h - Lundi
 12  /
Comité technique d'établissement
8 h 30 - Jeudi
 29  /

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Liens vers les lettres électroniques utiles