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60 missions handicap réunies pour deux jours à Strasbourg

Un selfie une fois arrivées à destination : à travers une mise en situation, des étudiants de la licence Activités physiques adaptées et santé (Apas) placés en situation de handicap (moteur, sonore et visuel) testent l’accessibilité de services de l’Unistra.

L’Université de Strasbourg a eu l’occasion de s’illustrer dans le domaine du handicap, pour inclure, sensibiliser, accompagner. En témoignent le projet photographique Envisage moi, Navi'Campus* pour l'aide aux déplacements, la création de vidéos pour bousculer les représentations... Nouvel exemple avec l’accueil, les 31 mars et 1er avril, des Journées nationales de regroupement des missions Handicap (JNRH).

Favoriser la réflexion et l'échange de pratiques des professionnels des structures handicap, développer le travail en réseau « pour faire du handicap l’affaire de tous au sein des universités » : c’est l’ambition des Journées nationales de regroupement des missions Handicap, organisées pour la première fois par l’Université de Strasbourg. Fabienne Rakitic, coordinatrice de la mission Handicap au Service de la vie universitaire, explique : « 120 personnes, issues de 60 des 78 universités membres du réseau handiU, seront présentes à Strasbourg, lors de ces journées pilotées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et l’Association des professionnels du handicap dans l’enseignement supérieur (Apaches). » Ensemble, elles aborderont la question de la mobilité internationale des étudiants handicapés, à travers notamment le témoignage de Charline, étudiante en master 2 Chimie, en fauteuil, partie l’an dernier au Québec, et d’Umberto, venu du Pérou, lui aussi handicapé moteur et accueilli à Strasbourg en licence 1 Arts option Cinéma. Une thématique choisie par l’Unistra, eu égard à « sa position frontalière spécifique ». L’indispensable lien avec les entreprises pour assurer l’insertion professionnelle des étudiants handicapés, ainsi que la question de l’autisme, sont les deux autres axes de travail de ces journées. « Entre 2009 et 2015, le nombre d’étudiants handicapés accueillis à l’université est passé de 123 à 480, avec une prise en compte croissante des troubles dys- (langage et parole), psychiatriques, et des maladies invalidantes. Les accompagnements sont individualisés, les solutions personnalisées », conclut Fabienne Rakitic. La preuve que l’université poursuit une politique handicap volontariste.

* Le projet a bénéficié du soutien des Idex, dans le cadre des Investissements d'avenir.

Zoom sur trois initiatives en faveur de l’accessibilité à l'Unistra

Navi’Campus s’étend et s’exporte

On ne présente plus cette application de guidage vocal permettant aux personnes en situation de handicap de mieux se repérer sur le campus (ici une vidéo réalisée par UTV)*.

Pour le moment, c’est uniquement le campus Esplanade qui est cartographié. Un travail est en cours pour y ajouter le campus historique : « Un travail de fourmi, puisqu’il faut relever manuellement les points GPS des entrées de bâtiments accessibles aux personnes à mobilité réduite, explique Laurence Rasseneur, porteuse du projet et enseignante-chercheuse au sein de la Faculté des sciences du sport. L’enjeu est aussi d’intégrer une zone urbaine dense, celle du boulevard de la Victoire. » Un lien devrait aussi être établi avec les horaires du tram. L’application, testée et améliorée grâce à l’expérience des utilisateurs, devrait être proposée aux étudiants à partir de la rentrée 2016, en collaboration étroite avec la mission Handicap. Avec une adaptation progressive aux troubles cognitifs et dys- et même aux étudiants étrangers, selon l’approche universelle du handicap (ce qui sert au plus petit nombre sert au plus grand nombre) : les versions anglaises, espagnoles et allemandes sont à l’étude. Sans compter que Navi’Campus s’exporte : « L’Université de Rennes 2 est intéressée ! » Raison pour laquelle ses concepteurs suivent un module de création de start-up au sein de l’incubateur Semia.

* Des déclinaisons, appliquées aux itinéraires de randonnée (Navi’Rando) et à la ville (Navi’Urbain), existent également.

À ne pas manquer : mercredi 23 mars, projection du film De l’ombre à la lumière, consacré à la traversée des Vosges du Nord grâce à Navi’Rando. En savoir plus sur Navi'Rando.


Une équipe de Cécifoot de haut niveau

Grâce à Rémi Garranger et Julien Chaussec, respectivement étudiant et diplômé du master Activités physiques adaptées et santé, les aveugles et malvoyants peuvent jouer au football au sein du Sporting club de Schiltigheim.

Le championnat français (ou plutôt francophone) de Cécifoot ne comptait jusqu’à présent que huit équipes (dont deux belges). Il faudra désormais compter avec une neuvième, strasbourgeoise. A l’origine de sa création, il y a Rémi et Julien, deux passionnés de football enthousiasmés par le développement du handisport, et une belle rencontre avec Lucas Ignatowicz, sélectionneur de l’équipe de France de Cécifoot et ancien joueur de… Schiltigheim !  Sur le terrain, les joueurs ont de 17 à 47 ans et de la motivation à revendre. Auparavant, certains devaient se déplacer jusqu’à Toulouse pour pratiquer leur passion. Deux fois par semaine, à l’entraînement, ils s’équipent de crampons et de bandeaux sur les yeux (pour assurer que le handicap soit le même pour tous) et utilisent un ballon à grelots. Dans les buts, le gardien est voyant, ainsi que les deux coaches (Rémi et Julien), dont le rôle de guides sur le bord du terrain est essentiel : « C’est tout l’intérêt du Cécifoot, qui permet mixité et entraide entre valides et personnes en situation de handicap », apprécie Rémi.

 

Du sport accessible à tous… à commencer par la sarbacane

Fraîchement embauchée par le Comité régional du sport universitaire d'Alsace, Laëtitia Wintz s'est vue confier la mission de développer le handisport à l'université. Déjà, une dizaine d'étudiants en situation de handicap fréquentent  régulièrement les cours du Service universitaire des activités physiques et sportives (Suaps), qui espère en accueillir encore davantage.

Première discipline sur laquelle Laëtitia Wintz concentre ses efforts : la sarbacane. Adrien Di Nicola, titulaire d’une licence en lettres, est l’un des premiers à bénéficier des équipements adaptés, financés par la Fondation Université de Strasbourg. Assis sur une chaise, le jeune homme atteint d’une infirmité motrice cérébrale (IMC) et d’un léger syndrome d’Asperger s’applique à tirer sur sa cible, au milieu de ses camarades valides, à la force de son souffle. Et avec les mêmes chances de réussite ! Favoriser l’entraide et la connaissance mutuelles, développer la confiance en eux des étudiants handicapés, faire tomber certaines barrières qu’impose le handicap… Pour poursuivre ces objectifs, Laëtitia Wintz compte encore motiver de nombreux étudiants handicapés et leur ouvrir de nouvelles disciplines proposées par le Suaps, telles que le hockey ou le tennis de table, pourquoi pas un jour en compétition.


Mohamed Atlagh, héros de BD d'un jour

L’intégration des étudiants en situation de handicap, mais aussi des personnels, ça compte à l’université. Le Service de la vie universitaire, à travers sa mission Handicap, nous le prouve encore une fois, à travers cette rencontre avec Mohamed Atlagh, enseignant-chercheur à l'Institut de recherche mathématique avancée (Irma). Il nous raconte son parcours et son métier.

Ce portrait est l’occasion de mettre en avant les actions menées par la cellule handicap de l’université (référente handicap à la Direction des ressources humaines, médecins de prévention des personnels, assistante sociale, coordinatrice de la mission Handicap du Service de la vie universitaire et toute autre personne qualifiée) qui impulse la politique de l’université en faveur du recrutement et du maintien dans l’emploi des personnes handicapées.

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La Maison universitaire internationale inaugurée le 4 avril

Ouverte au public en septembre 2015, la Maison universitaire internationale*, lieu dédié aux échanges internationaux et cadre de vie propice à la réussite des étudiants, enseignants et chercheurs du monde entier, sera officiellement inaugurée lundi 4 avril 2016.

Cette inauguration, orchestrée par les différents partenaires du projet (Unistra, Amitel, Sers, Caisse des dépôts, Eurométropole, Ville de Strasbourg, conseil départemental, Région, préfecture) vise à présenter la structure aux médias dans un premier temps. De 17 h à 21 h, c'est au tour de la communauté universitaire et du grand public de prendre possession de l'ancienne tour Seegmuller, à travers des animations étudiantes (concert et quizz). Car la Maison universitaire internationale a aussi vocation à être un lieu de vie et d'échanges. Temps fort de l'inauguration, un totem multilangues sera dévoilé.

* La Maison universitaire internationale bénéficie, pour son fonctionnement, du soutien des Idex, dans le cadre des Investissements d'avenir.

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Une Semaine de l’environnement haute en couleur se prépare

Du 31 mars au 7 avril 2016, diverses actions inscrites dans le cadre de la Semaine de l’environnement (SDE) animeront le campus de l’Université de Strasbourg. Mathilde Lefevre, en service civique au sein de Campus vert, nous parle du contenu et des coulisses de l’événement, porté par l’association étudiante.

Les étudiants volontaires peuvent-ils s’investir aux côtés de Campus Vert pour la préparation et la réalisation de la SDE ?
Tous les volontaires sont invités à rejoindre l’équipe de Campus vert pour l’organisation de la SDE. J’ai mis en place un appel à bénévoles au début du mois de mars. Une quarantaine de personnes se sont déjà positionnées sur les actions de la semaine. Les bénévoles intéressés peuvent contacter l’association, je les informerai alors sur le contenu précis de la SDE afin qu’ils sélectionnent les missions souhaitées.

Quels thèmes seront abordés et quelles activités seront proposées lors de la SDE ?
Consommation responsable, énergie, éducation populaire, santé, COP21… : les thématiques abordées seront variées. Tout cela dans la joie et la bonne humeur ! Il y aura des activités temporaires en journée tels que des ateliers (zéro déchet, do it yourself), des jeux, des repas partagés et bien d’autres encore. Les soirées seront également très animées avec des projections de films, des conférences, des concerts… Nous installerons un espace permanent, appelé « Bar à sauces » ouvert de 12 h à 14 h, au parvis de l’Agoraé. Ce lieu permettra aux bénévoles, aux usagers du campus, aux associations et à tous ceux qui le désirent de se retrouver, de se renseigner sur la SDE et d’échanger sur divers sujets. De façon générale, cette semaine conviviale permet de s’informer et de s’interroger sur nos modes de vie. Les activités sont ouvertes à tous, gratuites, à prix libre ou à petit prix.

Quelles sont les nouveautés de cette 9e édition de la SDE ?
La nouveauté de cette année concerne une projection commune à toutes les SDE de France. L’événement est organisé simultanément dans plusieurs villes de France et par les associations du réseau Grappe (Groupement d’associations porteuses de projet en environnement) dont fait partie Campus vert. Ainsi, le documentaire 2 degrés avant la fin du monde, pas aussi pessimiste que son titre laisse entendre, sera projeté lors de toutes les SDE françaises.

Est-ce que la COP21, qui s’est dernièrement déroulée à Paris, va influencer l’événement ?
La SDE a lieu tous les ans et n’a pas attendu des rassemblements politiques tels que la COP21 pour exister. Aussi, la conférence climatique a eu peu d’influence sur nos prises de décision pour le contenu de l’événement. Toutefois, nous proposerons une activité intitulée « COP ou pas COP » pour revivre les négociations qui ont eu lieu à Paris.

Enfin, envisagez-vous de réaliser une évaluation de la SDE ?
Un bilan, comprenant un compte-rendu, ainsi qu’un pique-nique de remerciement ouvert à tous seront réalisés à l’issue de la semaine. Notre plus grande satisfaction est de voir la mobilisation grandir chaque année !

Propos recueillis par Ludmilla Terres
Master 1 Communication scientifique

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Une soirée pour dire « bienvenue » aux étudiants-réfugiés

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Vulgariser la théorie de l’évolution de Darwin avec humour

La lauréate de l’édition 2014 de ma thèse en 180 secondes livre les secrets de sa pièce Tout le monde descend !, co-écrite avec le metteur en scène Alexandre Taesch (les 31 mars, 1er et 2 avril au Camionneur, à Strasbourg).

Dans votre pièce de théâtre, vous interagissez avec le public. Pouvez-vous en dire davantage ?
La mise en scène réalisée par Alexandre Taesch se base sur le texte que j’ai rédigé au préalable. Notre mot d’ordre : un spectacle divertissant et intelligent. Au delà de l’aspect humoristique de la pièce, une vraie profondeur intellectuelle se dessine. Afin d’expliquer la sélection sexuelle énoncée dans la théorie de l’évolution de Darwin, Alexandre enfile le costume de perroquet pour aller séduire quelques femelles du public. Une originalité poursuivie avec une interrogation orale surprise pour les spectateurs.

Quelle est la force de votre binôme ?
Le même humour particulier peut-être ? Voyons ce que le public en pense. Notre force principale s’illustre dans notre opposition sur scène. Alexandre incarne le créationniste et moi la scientifique. Ce jeu permet un dialogue percutant.
Les événements de la vie influent aussi : la réalisation de la pièce a pris plus de temps que prévu de part les aléas du quotidien mais nous avons su résister.

Quel message clef souhaitez-vous passer ?
La science, ce n’est pas une croyance, c’est une méthode objective. Outre le fait d’entendre le discours de témoins de Jéhovah, je trouve qu’on explique très mal et pas seulement du côté des américains et créationnistes. Une incompréhension persiste en France. Certaines personnes se déclarent darwiniennes mais beaucoup ne comprennent pas correctement cette théorie.
Pour des individus qui pensent la terre plate, une photographie satellite permet de leur faire comprendre. Un fait plus complexe à expliquer pour la théorie de l’évolution. Il faut remettre en perspective les milliards d’années de mutations aléatoires sélectionnées.
Les théories scientifiques présentent en effet des difficultés de compréhension. Elles possèdent des subtilités qui vont à l’encontre des pentes naturelles de notre esprit nous poussant vers la théorie de Lamarck. Cette dernière prône la transformation des espèces sous la contrainte du milieu : le cou de la girafe s’est allongé pour atteindre les branches hautes. Cette pièce de théâtre donne alors une occasion de parler de la confrontation entre science et croyance. 

Quel avenir pour la lauréate de MT180s que vous avez été ?
J’ai trouvé l’idée amusante de parler de sa thèse en 3 minutes. Je n’imaginais pas l’emporter ni jouer une pièce de théâtre.
La vulgarisation scientifique constitue une filière intéressante. Je soutiens ma thèse en mars et ne sais pas encore ce que je vais faire. Le métier de la recherche me plaît, mais les conditions de travail ne donnent pas envie. Entre journalisme scientifique ou intermittence du spectacle, je passe d’une carrière précaire à une autre !

Propos recueillis par Constance Lausecker
Master 1 Communication scientifique

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Les prix scientifiques se féminisent

Image archive

Combattre les préjugés et changer les mentalités sont les arguments portés par les prix scientifiques féminins. Des prix qui viennent soutenir l’inflexion de la recherche vers plus de parité et d’égalité.

« Trois choses se produisent quand [des femmes] sont dans un laboratoire : vous tombez amoureux d’elles, elles tombent amoureuses de vous, et quand vous les critiquez, elles se mettent à pleurer. » Cette saillie du prix Nobel de médecine 2001, Tim Hunt, en juin dernier, aura confirmé au moins une chose : les préjugés ont la vie dure ! Pourtant, depuis les années 2000, une panoplie de prix féminins a émergé et jalonne désormais les carrières scientifiques au même titre que les prix mixtes. « Si dès le départ, les femmes méritantes n'avaient pas été oubliées dans l’attribution de grands prix scientifiques, et donc occultées, ces récompenses exclusivement féminines n’auraient sûrement pas existé », explique Isabelle Kraus, chargée de mission Égalités-Diversité à l’Université de Strasbourg.

Promouvoir les femmes dans les sciences

Pour les institutions qui décernent ces prix, il s’agit de renforcer la visibilité des femmes et de leurs contributions aux avancées scientifiques et sociétales, mais aussi d’encourager des vocations chez les plus jeunes. « J’ai déposé ma candidature car c’était un excellent moyen de valoriser mon travail dans un domaine où nous ne sommes pas nombreuses », explique Silvia Zanettini, lauréate 2013 d’une bourse L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science.  « Ce prix a été un véritable atout pour mes choix professionnels », poursuit l’ancienne doctorante en nanotechnologie qui a rapidement décroché un poste d’ingénieure R&D après sa soutenance.
Une distinction peut en outre amener à se faire connaitre auprès de nouveaux partenaires. « Un avantage précieux lorsque l’on démarre une nouvelle activité », confirme Séverine Sigrist, directrice du laboratoire Diabète et thérapeutique : îlots pancréatiques et innovations technologiques. En 2011, elle crée la start-up Defymed pour la conception d’un pancréas bioartificiel et entre de plain-pied dans l’entrepreneuriat. Elle est félicitée l’année suivante par le prix Femme d’innovation aux Trophées des femmes en or, puis par le prix Irène Joliot-Curie 2014. Des distinctions favorables à l’exercice de ses fonctions dans un cadre qu’elle estime bien plus masculin que celui des sciences. « J’étais par exemple la seule femme présente dans des réunions de montage décisives pour l’orientation financière du projet », se souvient-elle. Un défaut de parité qu’elle attribue plus à une absence d’engagement chez les femmes en général qu’à un réel manque de compétences.

Un risque de clivage scientifique ?

Un avis partagé par Sylviane Muller, directrice du Laboratoire d’excellence Medalis, médaille de l’innovation 2015 du CNRS et récemment en lice pour le Prix européen 2016 des femmes innovatrices. « En réalité, c’est mon confrère Thomas Ebbesen qui a initié et encouragé ma candidature pour ce prix européen », explique avec enthousiasme celle qui ne pratique pourtant pas la course aux distinctions. Bien qu’écartée du trio gagnant1, la chercheuse apprécie en premier lieu la reconnaissance de ses pairs, plus importante à ses yeux que la dimension féminine d’un prix. « Je comprends les arguments avancés par ces distinctions, mais à mon avis elles représentent aussi un risque de clivage entre chercheurs et chercheuses. » Cette attention semble cependant en progression. L’annonce par le CNRS de ses médaillés de bronze, d’argent et de cristal affiche ainsi une répartition 2016 on ne peut plus équitable entre les femmes et les hommes2.

Guillaume Thépot

1 Les trois lauréates ont été désignées le 10 mars 2016 à Bruxelles.
2
40 femmes et 36 hommes

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L’Eurodistrict et le sport au programme des Grands débats de l’Europe en avril

La deuxième édition des Grands débats de l’Université de Strasbourg se termine en avril avec deux rendez-vous. L’objectif : inviter la communauté universitaire et le grand public à discuter ensemble sur la manière de réinventer l’Europe de demain. 

La défense européenne pour quoi ? contre qui ? Des médias européens pour une culture partagée ? L’Europe, terre d’accueil ? Autant de questions sur lesquelles la communauté universitaire et le grand public ont déjà pu échanger lors des premiers rendez-vous des Grands débats de l’Université de Strasbourg qui se sont tenus ces derniers mois. « Pour cette deuxième édition, le principe est resté le même : un grand témoin ayant une expérience de l’Europe répond aux questions d’un panel d’étudiants encadrés et préparés par un modérateur universitaire avant d’interagir avec le public », explique Mathieu Schneider, vice-président Sciences en société. L’Université de Strasbourg valorise par ces débats sa position géographique au carrefour de l’Europe, son histoire et la présence de la question européenne dans de nombreuses formations et unités de recherche.

Le 19 novembre dernier, le débat sur la sécurité extérieure et intérieure de l’Union européenne a attiré un public très nombreux. « Nous avions décidé du sujet en juin mais il a pris une autre résonance à la suite des attentats de Paris quelques jours plus tôt ; le débat a été passionnant et même polémique », confie Mathieu Schneider.

Rendez-vous les 21 et 27 avril

Il en a été de même ce jeudi 17 mars lors du rendez-vous organisé sur la question des migrants au Lieu d’Europe. « C’est un sujet brûlant depuis quelques mois et l’Université de Strasbourg est très impliquée puisqu’elle accueille actuellement 75 réfugiés ; nous ne pouvions donc pas passer à côté d’un tel débat », insiste Mathieu Schneider.

Les deux dernières rencontres de ce cycle se déroulent en avril. Anika Klaffke, secrétaire générale de l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, traitera du sens à donner à ce groupement européen de coopération territoriale le 21 avril avec des étudiants de parcours franco-allemands de l’université. Et le 27 avril, Anne Brasseur (photo), ancienne ministre des sports du Luxembourg, s’interrogera sur le sport comme terrain d’une identité européenne avec William Gasparini et des étudiants de la Faculté des sciences du sport et de l’Institut d’études politiques.

Financé par le levier socioculturel de l’Initiative d’excellence, ce projet, organisé par la vice-présidence Sciences en société en partenariat avec le Lieu d’Europe et la Ville de Strasbourg, devrait être reconduit l’année prochaine, sous réserve de la poursuite de l’Idex.  

Floriane Andrey